Informations pratiques et utiles sur la Birmanie


GEOGRAPHIE

Le Myanmar est le plus grand pays du Sud Est asiatique. Du Nord au Sud, il mesure 1900 km et s´étend d´Ouest en Est du Bangladesh et de l´Inde vers la Thaïlande et le Laos sur 900 km. C´est un pays montagneux, qui se divise en trois parties : la chaîne de l´Arakan (Rakline) à l´Ouest, la chaîne de Pegu (Bago) et le plateau Shan à l´Est, auxquels s´ajoutent 2000 km de côtes sur le golfe du Bengale et de la mer d´Andaman.


SUPERFICIE DU PAYS

678 528 km2 soit 1,2 fois la France


CAPITALE ADMINISTRATIVE

Naypyitaw (près de Pynmana) est devenue capitale officielle du pays depuis 2006.
A 320 km au nord de Rangoon sur un affluent du fleuve Sittang, elle est située stratégiquement dans le centre du pays, près des États Shan, Chin et Karen.
Ancienne capitale : Yangon reste la ville la plus importante et compte environ 5,8 millions d’habitants.


POPULATION

Environ 54,3 millions d’habitants
Le Myanmar est une union de différentes ethnies dont le nombre s’élève à 135 groupes, qui ont leurs propres langues et dialectes. Le terme Myanmar recouvre toutes ces ethnies : Bamar, Kachin, Kayah, Kayin, Mon, Rakhine, et Shan.


HISTOIRE

L’histoire de la Birmanie a toujours été marquée par l’influence culturelle et religieuse de l’Inde mais aussi par des guerres et les répressions sanglantes. Le premier empire birman unifié fut fondé au XIe siècle par les Môns.

Puis, au XIIIe siècle, le royaume môn tomba aux mains des armées mongoles.

Au début du XIXe siècle, les Britanniques déclenchèrent la première guerre anglo-birmane (1824-1826) qui leur laissa le contrôle d’une partie de la Birmanie. Ils changèrent le nom de «Bamar » en « Burma », que les Français traduiront plus tard par Birmanie. À l'issue d’une seconde guerre anglo-birmane (1852-1855), toute la Birmanie fut annexée et proclamée en 1886 comme province de l'empire des Indes, non sans avoir massacré des populations entières.

Puis les Britanniques se sont mis à coloniser le pays en imposant militairement la loi et l’ordre, en supprimant la religion et la langue des populations autochtones pour favoriser exclusivement la langue anglaise. Les habitants du pays réagirent très mal à la colonisation maladroite des Britanniques. . La résistance s’organisa et, après un demi-siècle de  colonisation, des mouvements nationalistes surgirent partout dans le pays à un  point tel que, lors de la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques perdirent rapidement le contrôle de la Birmanie au profit des Japonais. Finalement, au lendemain de la guerre, la Birmanie proclama son indépendance, le 4 janvier 1948, et refusa de faire partie du Commonwealth.

Après l’indépendance, l’Union birmane connut une relative prospérité, troublée seulement par les incessantes exigences des Karens et des Shans. En 1962, le général Ne Win s'empara du pouvoir à la suite d’un coup d’État et instaura un régime centralisateur fort; il refusa aux minorités le droit à la sécession. La politique du parti au pouvoir, qui s’était engagé dans la «voie birmane du socialisme», entraîna une catastrophe économique sans précédent et fut accompagnée d'une diminution draconienne des libertés personnelles. Les principaux secteurs de l'économie furent étatisés. La nouvelle Constitution socialisante de 1974 transféra le pouvoir du parti unique du Conseil révolutionnaire militaire à une Assemblée du peuple dirigée par le général Ne Win et d'autres anciens dirigeants militaires. 

En 1988, un nouveau coup d'État militaire se produisit et la loi martiale fut instaurée à la suite de répressions. Dès ce moment, le conseil d'État pour le rétablissement de la loi et l'ordre (le SLORC) se mit en place et rebaptisa le pays sous le nom de Myanmar (le «pays merveilleux»).  En 1989, le pays prit le nom d'union de Myanmar.


POLITIQUE

Régime autoritaire, dominé par la junte militaire depuis 1988.


SITUATION ECONOMIQUE

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Birmanie était l’un des pays les plus prometteurs d’Asie du Sud-Est, mais après le coup d’état de 1962, le pays se retrouve isolé du reste du monde et conduit depuis une politique d’autarcie, qui l’a ramené au rang d’un des plus pauvres pays du monde. Aujourd’hui l’agriculture reste la principale activité du pays : le riz, la culture de la canne à sucre, le maïs, les haricots verts et le thé. Malgré des ressources naturelles riches, le pays est au bord de la faillite économique.


LANGUE

Le birman est la langue officielle, mais l’anglais est assez fréquemment compris dans les grandes villes.


RELIGION

Bouddhisme traditionnel Theravada (87% de la population), Christianisme (5%), l’Islam (4%) et Animisme (3 %).


CLIMAT

Tropical soumis au régime des moussons :

  • tempéré de novembre à mars (18 - 30°C)
  • chaud de mars à mai (25 – 40°C)
  • humide (mousson localisée dans le Sud) de juin à octobre.

La plaine de l'Irrawaddy est une région particulièrement sèche, ce qui permet de voyager toute l'année. A noter qu’en décembre, les températures nocturnes peuvent être basses dans les régions de Kalaw, Pindaya, Taunggyi et le lac Inle.


HEURE LOCALE

GMT +6H30 soit un décalage horaire de + 4h30 en été + 5h30 en hiver, par rapport à la France.


MONNAIE ET CHANGE

La monnaie locale est le Kyat (MMK). 1Kyat = 100 pyas.
Taux en 2010 : 1€ = environ 800 à 1200 Kyats.
Change impossible en Europe. Exportation des devises interdite.
Il n’y a plus de change obligatoire à l’arrivée, le FEC (Foreign Exchange Currency) a été supprimé.
Préférez les dollars aux euros (commencent à être acceptés mais le taux de change est moins intéressant). Il est recommandé d’emporter des dollars en bon état, sans aucun défaut, et de fabrication assez récente, et en petites coupures. De nombreux commerçants refusent les billets usagés.  Il est recommandé de changer seulement une petite somme en Kyat à votre arrivée, sachant que les dollars sont acceptés dans tous le pays et qu’il est possible d’effectuer du change par l’intermédiaire de notre correspondant.
Attention : IL N’EST PLUS POSSIBLE DE PAYER PAR CARTE BANCAIRE, NI PAR TRAVELLER CHEQUE.


FORMALITES

Voir démarches pour le visa


DOUANES

Les caméras professionnelles et les devises d’un montant supérieur à 2000 USD doivent être déclarées à l’arrivée en douane. L’exportation de représentations de Bouddha, pierres précieuses ou antiquités est interdite sans autorisation officielle. Officiellement, il est interdit d’emporter un téléphone portable. Dans tous les cas aucune couverture GSM sur l’ensemble du pays.


TAXE AEROPORT

Prévoir 10 USD / personne à payer à l’aéroport de Yangon pour le vol retour.


SANTE

Vaccinations
Avant tout voyage, merci de consulter votre médecin traitant ou les services médicaux spécialisés.

Le Centre de Vaccinations / Hôpital de l’Institut Pasteur.
209-211, rue Vaugirard - 75015 Paris.
Tél : 0 890 710 811
www.pasteur.fr

Centre de vaccinations / Hôpital Pitié-Salpêtrière
(Service des Maladies infectieuses et Tropicales)
Pavillon Laveran - 47, Boulevard de l'Hôpital - 75013 Paris
Tel : 01 42 16 01 03

Il n'y a pas de vaccination obligatoire exigée à l'arrivée dans le pays sauf pour les voyageurs en provenance de pays où sévit la fièvre jaune. Dans ce cas, la vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo–vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.

Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre:

  • Diphtérie, tétanos et poliomyélite
  • Hépatite A (risque alimentaire)
  • Hépatite B (risque sexuel, et sanguin)

et moins systématiquement et en fonction des risques personnels d'exposition:

  • Typhoïde (risque alimentaire)
  • Rage pour les séjours aventureux, et pour les résidents, surtout les enfants
  • Encéphalite japonaise (à faire faire dans un centre de vaccinations agréé), pour les séjours de plus d´un mois en zone rurale, en période de mousson.
  • Méningite A+C en cas de risque épidémique.

Paludisme
Si un traitement anti - paludéen est fortement recommandé dans tout le pays en général et encore plus dans les zones de forêt (Zone 3 : LARIAM ou MALARONE), n’oubliez pas qu’il est également préconisé de prendre les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs efficaces, vêtements couvrants, moustiquaires... Et ceci d'autant plus que ces mesures vous protègeront d'autres affections (comme la dengue en recrudescence).

Epidémiologie
Les informations épidémiologiques (SRAS, Epizootie de grippe aviaire, Grippe A…) sont régulièrement mises à jour sur les sites du ministère de la Santé, de l’OMS, de l’Institut de Veille Sanitaire, de l’Institut Pasteur. Pensez à consulter régulièrement ces sites de référence.

Pharmacie
Pensez à prévoir une petite pharmacie personnelle :

  • Médicaments habituels (si vous êtes en cours de traitement)
  • Anti-inflammatoire (Aspirine, Doliprane ou Ibuprofène)
  • Crème solaire, Biafine,
  • Elastoplast, tricostéril…
  • Collyre neutre
  • Anti-diarrhéique et antiseptique intestinal (Imodium, Ercefuril…)
  • Pommade cicatrisante et antiseptique local

Sur place
En cas de problème grave sur place, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec les services de l'Ambassade de France:

A Yangon  - Tél : (95)1.212.520 – 523 – 528 – 532
Permanence Tél : (95) 1.9.51.85.362
A Bangkok – Tél : (66 2) 213.21.81 ou (66 2) 234.09.50


SECURITE

Avec de simples précautions, on peut circuler en toute tranquillité en Birmanie. Comme dans la plupart des pays bouddhistes, les femmes voyageant seules sont très rarement importunées à condition d’être décemment vêtues. Les problèmes de sécurité se posent plus pour la population locale que pour les voyageurs. Dans tout incident mettant en cause un « étranger » et un Birman, c’est le Birman qui aura affaire aux autorités. Soyez donc vigilant dans vos réactions, qui anodines en France peuvent être catastrophiques sur place !
Par contre, certaines régions sont soumises à des autorisations locales pour les visiter, et d’autres complètement fermées pour des raisons de sécurité. Il est bien entendu indispensable de respecter ces consignes.
Info sécuritéVous trouverez sur le site du ministère des Affaires Etrangères des conseils et avis à jour relatifs à la sécurité des Français en voyage en Birmanie.


TELEPHONE

Aucune couverture pour les téléphones portables. Plusieurs cyber cafés ont vus le jour dans les grandes villes et proposent des connexions pour environ 1 500 K de l’heure, mais les boites de messageries ne sont pas toutes utilisables, les plus fréquentes étant Gmail, Yahoo et Hotmail, mais les « bugs » sont fréquents.

Pour passer vos appels :

  • De France en Birmanie, composez le 00 95 + indicatif de la région (sans le 0) + 5 ou 6 chiffres du numéro local
  • De Birmanie en France : 00 33 + indicatif de la région (sans le 0) + 9 chiffres du numéro local
  • En Birmanie (d’une région à l’autre) : indicatif régional (avec le 0) + 5 ou 6 chiffres du numéro local
  • En Birmanie (appel local) : 5 ou 6 chiffres du numéro local

Pour une minute de communication à l’international, comptez environ 8 à 10 USD la minute depuis une centrale téléphonique ou votre hôtel.


ELECTRICITE

220 Volts. La plupart des prises électriques sont conçues pour du matériel comportant 3 fiches plates en triangle, à l’anglaise. Dans certains hôtels, les fiches rondes sont acceptées. Mieux vaut emporter un adaptateur international.


PHOTOS & CAMERAS

Les caméras professionnelles sont soumises à autorisation. Les caméscopes et appareils photos sont autorisés. Dans certains lieux, il faut payer un droit pour son appareil photo ou caméscope (environ 500 kyat)
S’il est conseillé de demander la permission pour prendre une photo, ne jamais proposer de payer pour la prendre, cela encourageait une forme de mendicité.


CUISINE

La cuisine Birmane de base : riz, nouilles et plats dérivés. Le repas traditionnel se compose de : curry (viande ou poisson), riz, plats de légumes, un bouillon, un dessert très sucré. Le piment est assez prisé des Birmans et accompagnent beaucoup de plats, toutefois en moindre quantité que son voisin Thaïlandais. La Birmanie compte beaucoup de restaurants Chinois, Thaï ou Indiens. On peut également trouver de la nourriture occidentale dans certains restaurants Français ou Italiens à Yangon ou dans les hôtels internationaux. Par contre, il y a peu de fruits.


BOISSON

L’eau du robinet n’est pas potable. Evitez également les glaçons dans vos boissons.
L’eau purifiée ou minérale en bouteille capsulée est en vente partout.
Le thé est la boisson nationale du pays. Il se boit en principe sans sucre (thé vert), mais dans les restaurants, il peut être servi avec du sucre et même du lait concentré ! Vous trouverez également de la bonne bière locale.


SHOPPING

La Birmanie possède un artisanat très riche, chaque région a sa spécialité, voici quelques exemples de souvenirs qui feront la joie de vos proches.
Tissus : la soie et le coton viennent principalement de Mandalay, Amarapura et Lac Inle
Pierres précieuses : magasins agréés (demander un certificat d’authenticité au vendeur) à Yangon
Argent : Lac Inle et les environs de Sagaing
Vanneries : dans tous les marchés de la Birmanie et surtout à Yangon
Ombrelles : Pindaya
Marionnettes / laques : Mandalay ou Bagan


SAVOIR VIVRE

Pourboires
Si le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation, il est d’usage d’en donner un quand on est satisfait des prestations.
Sachez que le pourboire est un « plus », en aucun cas il ne se substitue au salaire du personnel.

A titre indicatif, nos voyageurs ont l’habitude de donner au minimum l’équivalent (par personne et par jour) de :
- 1,5 € ou 2 $ pour les chauffeurs
- 3 € ou 4 $ pour les guides

En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs,…), les usages sont très variables.
Dans tous les cas, il est recommandé de caler le montant du pourboire que vous souhaitez donner au niveau de vie du pays, comme nous le faisons en France (le prix d’un paquet de cigarettes de marque locale, d’une bière, d’un soda ou d’un repas peut vous donner un aperçu de l’économie locale)

Pour information, le revenu mensuel moyen d’un salarié dans une entreprise est d’environ 40$. Un chauffeur ou un guide peut toucher jusqu’à 100$ par mois, à condition d’être toujours sur les routes. Un fonctionnaire occupant un poste important ou un cadre dans une entreprise privée peut toucher entre 400$ et 500$ par mois.

Quelques bonnes manières

  • On ne touche pas à la tête de quelqu'un, surtout celle des enfants.
  • On ne montre pas quelqu’un du doigt.
  • On enlève  ses chaussures quand on pénètre dans un temple
  • On évite d’avoir les bras et les jambes nus à l’intérieur des monuments religieux
  • On ne prend pas en photo les bases stratégiques (aéroports, gares ou installations militaires)
  • En public, on évite les marques d’affection trop poussées (se serrer, s’embrasser…)
  • On ne parle pas politique avec les birmans pour ne pas les mettre dans une situation embarrassante

FETES

Toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête en Birmanie. Qu’elles soient organisées à l’échelle d’un village, d’une région ou de la nation tout entière, les festivités sont toujours suivies avec entrain.
De Tingyan, la très spectaculaire et populaire « fête de l’eau », à la féerique et prestigieuse sortie du Karaweik de la pagode Phaung Daw Oo au Lac Inlé, rien n’est plus important aux yeux de ce peuple que ces nombreuses occasions de venir choyer leur pagode en organisant un Pwe (fête) avec concert, procession multicolore, offrandes, courses, combats ou simples exercices d’expression orale. Avec les diseuses de bonne aventure, les coiffeurs ou maquilleurs, ces rassemblements sont autant de marchés pour les vanniers, potiers, tailleurs, forgerons, tisserands…
Déterminés en fonction du calendrier lunaire, ces « pagoda festivals » sont organisés les jours et nuits de pleine lune et tout particulièrement en octobre et de janvier à mars.
Pour les grandes fêtes telles que le Nouvel An, la date est liée à la conjoncture astrale et repose sur les savants calculs des astrologues qui éditent le calendrier national avec son incidence sur la vie politique, économique et sociale du pays et du reste du monde ! Plus étendues dans la durée, ces grandes réjouissances mêlent les traditions des Pwes à des concerts de musique ou des combats de boxe, dans une ambiance joviale et bon enfant.

  • *** JANVIER
    Jour de l’indépendance (Pyatha) – tout le pays
    Kachin Manao Festival
    Festival de la Pagode Ananda - Bagan
  • *** FEVRIER
    Fête de l’Etat Shan et Jour de l’Union
    Mahamuni Ceremonies - Mandalay
  • *** MARS
    Festival des grottes de Pindaya
    Journée des forces armées
  • *** AVRIL
    Fête de l’eau – Nouvel an bouddhique - tout le pays
  • *** MAI
    Fête du travail
    Cérémonie du Mont Popa
    Kason Festival – tout le pays
  • *** JUILLET
    Fête des Martyrs
  • *** AOUT
    Cérémonie du Taung Byone – Mandalay
  • *** SEPTEMBRE
    Fête de la pagode Phaung Daw OO – Lac Inle
  • *** OCTOBRE
    Fête de Kyauk Taw Gyi- Mandalay
    Fête de Thidingyut – tout le pays
  • *** NOVEMBRE
    Fête de la Shwezigon - Bagan
    Tazaungmon - Shwedagon
    Festival des Montgolfières – Taunggyi
  • *** DECEMBRE
    Noël

FAUNE & FLORE

Les immenses et magnifiques forêts tropicales du pays abritent une faune et une flore très variée. Il existe quelques parcs nationaux et réserves, mais seulement 1% du territoire est protégé...
Quelques animaux sont spécifiques au pays et protégés car en voie de disparition : le chat birman, les dauphins de l'Irrawaddy (dauphins d'eau douce), de nombreux léopards vivant dans les forêts du nord, les éléphants sauvages.


ENVIRONNEMENT

La situation est alarmante, les récoltes de riz et la pratique de l’agriculture sur brûlis ont épuisé les sols. La surexploitation des bois durs et teck ont condamné les forêts et les effets de la déforestation sur l’équilibre écologique se font ressentir fortement. Certaines espèces animales ne survivent pas à la destruction de leur environnement naturel et disparaissent.


GLOSSAIRE

  • LE LONGGYI : Grand rectangle de coton ou de soie que l’on porte noué autour de la taille. Quadrillé ou rayé pour les hommes, à motifs ou uni pour les femmes.
  • LE CHERROT : Cigare local, souvent roulé dans une feuille d’épi de maïs. Fumé par les hommes et par les femmes, il symbolise le Birman moyen. Sa taille et sa forme varient selon les goûts de chacun, étroit et long ou trapu et dodu.
  • PAYA : Terme générique qui s’applique à des monuments religieux, statues de Bouddha.
    Il existe deux sortes de Paya : le Zedi, structure pleine en forme de cloche qui contient habituellement des reliques de Bouddha ou d’autres objets sacrés et le Patho, structure carrée ou rectangulaire creuse.
  • THANAKA : Pâte jaune que les femmes s’appliquent sur le visage en guide de lotion nettoyante, de protection contre le soleil et de maquillage.
  • LE BETEL : La coutume à mâcher du bétel semble être répandue depuis des millénaires en Birmanie. Le bétel est un mélange de noix d’arec, de chaux et du catechu du Bengale (Acacia catechu) enroulés dans des feuilles de poivrier bétel. On rajoute souvent des épices tels que l’anis, la cardamome et le clou de girofle. Puis on mastique tout.
  • TEA HOUSES : Partout en Birmanie on peut trouver des « tea houses » ou les maisons de the. Lieux cosys où l’on peut prendre un thé accompagné d’en cas, tel que des samosa (pâté triangulaire fourré de légumes épicés), du paratha (pâte feuilletée frite) et du bao-sii (pâte de blé farcie de viande et cuite à la vapeur). Aujourd’hui les maisons de the’ jouent un grand rôle dans la vie sociale birmane. Les amis s’y retrouvent pour bavarder ou pour parler d’affaires.

PETIT LEXIQUE

Mingala bâ Bonjour
Tje zu tin ba dé Merci
Ya ba dé De rien
Be laon lé ? Combien ?
Einda Toilettes
Einda bé ma lé ? Où sont les toilettes ?
Tchaï la… ? Aimez-vous…. ?
Tchaï dé… J’aime…
Yé chi la ? Avez-vous de l’eau ?

 


BIBLIOGRAPHIE

Guides de voyage

  • Guide Lonely Planet (en français) – Myanmar (Birmanie) –
    (édition 2000)
  • Guide Lonely Planet (en anglais) – Myanmar (Birmanie) –
    (édition 2002)
  • Le Grand Guide de la Birmanie
    (édition Gallimard 2004)
  • Le guide Evasion Birmanie
    (édition Hachette 2007)
  • Guide du routard – Birmanie
    (édition 2008)

Livres & Romans

  • « L’Art de la Birmanie », de Donald Stadtner
    (édition Art et Grandes civilisations 1994)
  • « Birmanie, les Arcanes de Schwedagon », de Patrick de Wilde
    (édition Seuil 1978)
  • « Daw Sein, les 10.000 vies d’une femme birmane », de C. Delachet
    (édition Seuil 1978)
  • « En suivant Bouddha », d’André Barreau
    (édition Philippe Lebaud 1995)
  • « Les Femmes de lettres birmanes », de Khing Nya Tchou
    (édition L’Harmattan 1994)
  • « Une Histoire Birmane », de Georges Orwell (1984)
  • « Karennis, les combattants de la spirale d’or », de Patrick Bernard & Michel Huteau
    (édition l’Harmattan 1988)
  • « La Mal aimée : journal – Gyaw Ma Ma Lay », de Gyaw Ma Ma Lay
    (édition l’Harmattan 1994)
  • « Le Monde du Bouddhisme »
    (édition Bordas 1994)
  • « Les Pagodes d’Or », de Pierre Loti
    (édition Kailash)
  • « Railway Bazaar », de Paul Théroux
    (édition Grasset 1987)
  • « La Vallée des Rubis », de Joseph Keller
    (édition Folio 1994)
  • « Se libérer de la peur », d’Aung San Su Kyi
    (édition des femmes, réédition 2004)
  • « Terre d’Or », de Norman Lewis (2004)